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Les publics aidés Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L’ADMR veut répondre à la demande de toute personne en difficulté sociale et/ou de santé ayant des incidences,dans la gestion de sa vie quotidienne et entraînant souvent une perte d’autonomie. momentanées ou chroniques,

La réglementation sectorielle distingue habituellement deux catégories d’usagers :

- les personnes âgées : personne de plus de 60 ans, seule ou en couple et n’ayant plus d’enfants à charge

- les familles : entité familiale ayant des enfants à charge.

Plus précisément, l’ADMR aide :

- des personnes âgées, de plus en plus âgées,

- des personnes malades, hospitalisées à domicile ou de retour d’hospitalisation,

- des personnes handicapées physiques souhaitant vivre de manière autonome à domicile,

- des personnes atteintes de troubles mentaux,

- des familles dont l’équilibre est remis en cause momentanément par un événement,

- des familles démunies au niveau social, psychologique, matériel, éducatif,

- des familles monoparentales ou recomposées

- des adultes isolés.

L’ADMR a toujours répondu à cette diversité des demandes de tous les publics.

Elle continue d’affirmer sa volonté de poursuivre dans ce sens et de s’adapter aux nouveaux besoins émergents.

A. Les personnes âgées de plus en plus âgées

Dans l’activité aide familiale et gardes à domicile, nous dépannons majoritairement des personnes âgées (73 %) et nous constatons un accroissement des demandes d’aide de personnes très âgées (31 % de personnes de plus de 80 ans).

L’évolution de l’habitat, des moyens techniques disponibles, des traitements médicaux, d’une offre de services diversifiée permet à ce public de rester plus longtemps à domicile.

On note une grande affirmation de soi chez les personnes âgées qui souhaitent maintenant maîtriser leurs choix de vie. Les relations avec les autres générations de la famille sont plus indépendantes, chacun voulant rester maître de son projet de vie.

En ce qui concerne les personnes âgées, nous visons un projet de maintien à domicile dynamique qui fait appel au souhait de la personne tout en mobilisant le réseau naturel environnant.

Toutefois, cette évolution démographique nous pose la question des limites de l’aide à domicile. Quand cette situation se présente, le rôle de l’ADMR est d’accompagner la réflexion du choix de la personne aidée et de son entourage vers une autre formule de vie plus sécurisante.

B. Les personnes malades, hospitalisées à domicile ou de retour d’hospitalisation.

On aide plus de personnes gravement malades que par le passé.

Nous rencontrons de nouvelles pathologies lourdes (cancer, sida, ...) soignées à domicile et parfois articulées sur une prise en charge en hôpital de jour.

La diminution du temps d’hospitalisation et les retours rapides à domicile, l’évolution des techniques de traitement à domicile, le développement de la coordination des intervenants expliquent l’augmentation des pathologies lourdes prises en charge à domicile.

L’ADMR s’est engagée dans ce travail sanitaire en formant les aides familiales, en créant un nouveau métier (la garde à domicile), en mettant en place un nouveau mode d’organisation (accroissement des heures inconfortables, émergence du travail de nuit) qui permet de répondre aux situations d’urgence et aux fluctuations rapides de la demande.

La prise en charge de ce public a nécessité une réorganisation de l’écoute des usagers à partir de la permanence téléphonique et la mise en place d’un nouveau système de soutien des équipes de prestataires par une écoute de l’encadrement et des formations adaptées.

C. Les personnes handicapées physiques souhaitant vivre autonome à domicile.

Différentes situations existent : les personnes handicapées de naissance, les personnes handicapées à la suite d’une maladie évolutive ou d’un accident.

D’une part, les personnes handicapées physiques souhaitent de plus en plus vivre à domicile en maintenant ou développant au maximum leur autonomie.

D’autre part, les techniques d’aide se sont développées et sont plus accessibles pour des personnes handicapées vivant à domicile.

L’ADMR veut être un relais pour l’accès à l’information des personnes handicapées ; elle est un service d’aide à la vie journalière, disponible pour gérer ce que les personnes ne peuvent effectuer par elles-mêmes.

Elle participe à la coordination des intervenants choisis par la personne aidée.

D. Les personnes atteintes de troubles psychologiques ou mentaux

Il y a une augmentation de cette catégorie d’usagers : assuétude, dépression, psychoses, névroses, pathologies neurologiques, anorexie, maladie type Alzheimer, ...

Pour ces personnes, l’ADMR envisage une prise en charge restructurante et un accompagnement qui implique des passages fréquents et courts. Dans ce type d’intervention, un des risques est la surcharge mentale chez les prestataires. Pour y faire face et pour assurer le suivi à long terme, l’ADMR organise des lieux de prise de parole et fait appel à des superviseurs extérieurs.

Ces suivis nécessitent un travail en collaboration externe avec les milieux médicaux, avec d’autres structures de guidance (administrateur de biens, service de santé mentale,...). Il suppose la mise en place de dispositifs complexes d’accompagnement.

E. Les familles dont l’équilibre est remis en cause momentanément par un événement imprévu

- hospitalisation d’un parent ou d’un enfant
- maladies
- grossesse, périnatalité
- décès
- accueil d’un parent âgé
- accident ...
- événement social, économique, ...

Avec ces familles, l’ADMR a une intervention momentanée qui vise à maintenir un fonctionnement harmonieux et des conditions de vie acceptables pour tous.

C’est aussi important de permettre à chacun de dire comment il vit la situation et à la famille de prendre le temps de se réorganiser.

Ces dépannages sont de courte durée et l’ADMR doit veiller à se retirer quand son intervention n’est plus indispensable.

F. Les familles en difficulté au niveau social, psychologique, matériel

Il s’agit souvent de situations pour lesquelles un autre service demande notre intervention (CPAS, SAJ, SPJ, PMS, médecin traitant, service de médiation des dettes, ONE, équipe SOS parents enfants, ...).

En conséquence, les familles ne sont pas directement demandeuses.

Elles entrent avec beaucoup de difficultés dans un projet d’aide où elles acceptent de devenir acteur.

Ces familles cumulent beaucoup de problèmes : pauvreté et endettement, logement inadéquat, déstructuration du rythme de vie, limite intellectuelle, chômage ou minimex, difficultés à se déplacer, faible réseau social ou familial, ...

Parfois, les prestations sont payées par un pouvoir de tutelle. Ces prises en charge sont lourdes pour les prestataires à la fois par l’intensité des problématiques sociales à assumer mais aussi parce que les prestations sont à réaliser pendant de longues périodes sans beaucoup de résultats et avec trop peu de soutiens extérieurs. Cependant, nous constatons que la présence des prestataires au quotidien améliore favorablement la qualité de vie des enfants et des adultes.

L’ADMR a choisi d’envoyer plusieurs prestataires dans ces familles. Cela permet d’éviter un épuisement des travailleurs.

Elle a renforcé la présence des Assistants sociaux auprès des familles et des équipes en allégeant le travail administratif.

La finalité de notre travail est de permettre aux personnes de découvrir leurs propres ressources, de les accompagner pour les mobiliser autour de leur projet de vie.

Pour réaliser ces suivis, il faut défendre une approche pluridisciplinaire coordonnée. Il faudra réanimer la notion de coordination sociale.

Des familles immigrées ou de réfugiés vivent également en milieu rural. Elles font appel à l’ADMR. Ce sont des prises en charge spécifiques qui demandent une grande adaptation de la part des prestataires.

G. Les familles monoparentales ou recomposées

Quand on pense aux familles monoparentales, on évoque spontanément les situations de couples séparés ou divorcés. Toutefois, nous accompagnons également des veufs ou des adultes avec enfants.

Pour ces familles, l’ADMR intervient en situation de crise en permettant aux membres de la famille de se réorganiser tout en ne prenant pas partie.
Les prestataires écoutent, soutiennent chacun et aident au maintien d’une vie sociale de qualité.

H. Les adultes isolés

Beaucoup de personnes vivent seules à la suite d’un veuvage, d’une séparation, d’un abandon, d’une sortie d’une solution d’hébergement, du décès des parents, ... Parfois, la solitude est pesante et compensée par des assuétudes(alcoolisme, drogue, médicaments, ...).

L’ADMR accompagne ces personnes au quotidien. Elle représente souvent le premier lien avec la société.

Notre projet est de réinstaurer le lien social en réactivant la participation à des activités collectives.